Accepter la violence ?

La violence des mots fait mal autant que la violence des coups.

Pourquoi accepter la violence ? La violence peut entrainer une réponse violente, dans le cadre de la légitime défense . La légitime défense est reconnue si toutes les conditions suivantes sont réunies :

  • La personne a agi face à une attaque à son encontre ou à l’encontre d’un proche.
    L’attaque a entraîné une menace réelle et immédiate : les menaces verbales ne constituent pas ce type de menaces. L’attaque doit également être injustifiée : une résistance violente à une arrestation par la police n’est pas un cas de légitime défense,
  • L’acte de défense était nécessaire. Les violences commises devaient être le seul moyen de se protéger.
  • Les moyens de défense employés étaient proportionnés. Tirer avec une arme à feu face à un simple coup de poing n’est pas un cas de légitime défense.
  • La riposte est intervenue au moment de l’agression et non après. Arrêter un voleur qui fuit après son délit n’est pas un cas de légitime défense.

Voila les conditions nécessaires pour accepter la violence physique , dans le cadre de la défense . L’attaque violente ne me parait pas un comportement envisageable !!
Bien sur qu’elle existe, et elle peut sans doute exposer des raisons …
Des circonstances atténuantes …..?

Et la violence des mots … ? les mots qui font mal ou qui choquent , ont de plus en plus d’occasions d’être entendus , ils sont souvent devenus des expressions du langage commun !!!
Et puis surtout , il est si simple de se lancer dans l’escalade violente des mots … avec la sensation d’une légitime défense … il me semble ….
Mais pour en arriver ou ?

En fait j’ai démarré cet article ce matin après la lecture du fil ci dessous sur facebook . Face à la violence de la ministre contre le besoin de reconnaissance des gilets jaunes ( qu’on peut relativiser : je parle du ressenti ..) , la déferlante d’injure est hallucinante … ( pas si on a l’habitude de lire les réactions à l’actualité sur groupes facebook !! et j’ai pas choisi le pire ) .
On peut au moins dire qu’elle ( la violence exprimée ) est déplacée et ne peut qu’épaissir et alimenter la graine violente qu’on a au fond de nous, révoltés ou pas !

Pour faire entendre MaVoa en réaction à ce genre d’informations , je pourrais hurler ma déception et ma colère … avec quels mots ?
Avec des mots apaisants et rechercher à comprendre la raison profonde de cette colère qui fait dire des mots disproportionnés par rapport à la réalité .

Euh … j’ai essayé , me suis fait traité de tout . Bisounours , j’aurai compris , mais traitre, vendu ….. voila des mots qui font mal ! et auxquels je me retiens encore de répondre parceque je ne peux en attendre qu’une escalade dans l’incompréhension.

Une seule réponse, la non-violence ?

Est-ce que ça marche toujours ? Comment réagir à la violence ? Être non-violent, est-ce être soumis ?

Des réponses dans ce petit livre La non violence expliquée à mes filles

Mais aussi et pour d’autres points de vues : La Non Violence Protège l’Etat
Ben oui ça les arrangerait bien les gouvernant d’avoir en face d’eux une bande de moutons qui ne se revolte quand bêlant !!
 

La Non Violence Active

Voici les 6 points que Martin Luther King avait énoncés et auxquels devaient adhérer tous ceux qui voulaient faire partie de son équipe :

1. La non-violence active n’est pas une méthode destinée aux lâches. C’est une véritable résistance.
2. La résistance non-violente ne vise pas à vaincre ou à humilier l’adversaire, mais à gagner son amitié et sa compréhension.
3. La lutte doit être dirigée contre les forces du mal plutôt que contre les personnes qui font le mal.
4. La non-violence active accepte de souffrir sans user de représailles. Elle accepte de recevoir des coups sans rendre la pareille.
5. La résistance non-violente ne cherche pas seulement à éviter de se servir de la violence physique ou extérieure. Elle concerne aussi notre être intérieur. Elle consiste à refuser la haine et à vivre selon des principes fondés sur l’amour.
6. Et enfin, le principe de non-violence est fondé sur la conviction que l’univers est du côté de la justice.

Voila ce que Wikipedia écrit en introduction de son article sur la non violence

La non-violence est un principe du christianisme, des religions de l’Inde, de l’islam, et de la philosophie, qui se définit comme une « opposition à la violence sans nuire ou causer du tort à autrui »1.
La non-violence a été unanime chez les chrétiens des trois premiers siècles de notre ère, puis soutenue essentiellement par quelques sectes, séparées des États, au Moyen Âge et à partir de la Réforme protestante. Du XVIIe siècle jusqu’à l’introduction du terme « non-violence » par Gandhi, vers 1920, les auteurs chrétiens parlaient plutôt de « non-résistance », en référence au verset de l’évangile où Jésus enjoint de « ne pas résister à celui qui est méchant »2.
Dans l’hindouisme, le jaïnisme, le bouddhisme et le sikhisme, la non-violence est appelée ahimsa, qui est parfois traduit « non-nuisance » et étendue à toutes les créatures en lien avec la croyance en la réincarnation et le végétarisme.
La non-violence délégitimise la violence, promeut une attitude de respect de l’autre dans le conflit et une stratégie d’action politique pour combattre les injustices.

Lire la suite ici https://fr.wikipedia.org/wiki/Non-violence

Voila, même si je le vois plus philosophiquement que comme une règle :

Développer une culture de non-violence, c’est apprendre à réguler les  inévitables conflits qui surviennent, à l’école, dans l’entreprise, dans  les quartiers, mais aussi sur le plan international, par des moyens  excluant clairement la violence !!

Avoir une attitude non-violente, c’est possible ! En rompant avec des habitudes acquises parfois tous petits et surtout d’accepter de faire face au conflit.
En autres :

  • S’exprimer sans empiéter sur le territoire de l’autre.
  • Ne pas attribuer d’étiquettes et écarter les préjugés.
  • Renouer la communication : la violence commence là où se termine le dialogue.
  • Ecouter ce que l’autre veut réellement nous dire, au delà des mots et des actes.
  • S’affirmer, oser dire non.
  • Utiliser notre agressivité de manière constructive.

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